Vous êtes peut-être arrivé(e) sur cet article après avoir cliqué sur une des icônes des réseaux sociaux affichés en bas de page de mon site. Pardon pour cette petite tromperie, mais je n’utilise aucun réseau social, ni sur le plan personnel ni sur le plan professionnel.
Ces liens sont une façon de vous proposer ma réflexion à propos des réseaux sociaux en général, leur usage, et mes choix les concernant.
Le but de cet article est de participer à mon humble mesure au questionnement entretenu par de nombreuses personnes concernant la façon dont ces réseaux sociaux se sont imposés dans nos vies, jusqu’à se rendre indispensables, malgré les critiques qu’ils attirent sur le plan de la santé mentale, du rapport au sommeil, de la concentration, de l’éducation, de l’uniformisation des pensées, etc…
Il est d’ailleurs éloquent de constater que lorsque l’on tape “Réseaux sociaux” sur un moteur de recherche, dans les 20 premières réponses on trouve des articles concernant les addictions, les dangers, les mesures de protection…
En 2026 :
Source : Étude “Digital 26” de Wearesocial.com et Meltwater.
Si on s’intéresse aux médias numériques par le biais de leur capacité à informer, et si l’on rapporte cette observation au fait qu’un des piliers d’une démocratie est la libre circulation des informations vérifiables, que peut-on observer ?
Les réseaux sociaux ne sont pas des organes journalistiques. Ils ne possèdent pas de ligne éditoriale ni ne choisissent, a priori, ce qu’ils diffusent, ce qui peut laisser supposer une certaine forme de neutralité. Cependant chaque réseau social s’appuie sur un algorithme qui définit ce qui se présente aux usagers en fonction du temps qu’ils accordent à tel ou tel sujet durant le temps passé à “scroller” (faire défiler le contenu). Ce processus bien connu, plus ou moins maîtrisé par les usagers, pose un problème lié à la crédibilité des informations fournies, voire à la mésinformation volontaire de la plateforme concernée. En effet, si les contenus proposés sur ces plateformes ne répondent à aucuns critères journalistiques ni ne proposent de sources vérifiables pour leurs affirmations, alors la réalité qu’ils affichent peut être déformée, voire nier certains faits ou même créer une “réalité alternative”, ce qui en fait importe peu, puisque l’objectif pour la plateforme est que l’usager reste connecté le plus longtemps et le plus souvent possible.
Car c’est ainsi qu’il deviendra l’objet “cible” représentant le modèle économique de ces plateformes. Non pas grâce (uniquement) aux publicités, mais grâce à la vente des données concernant l’usager : nombre de clics, likes, scrolls, durée de consultation de tel ou tel contenu, abonnements, commentaires, etc. Même si le profil de l’usager est anonyme, il reste modélisable en tant que consommateur potentiel (voire de façon plus efficace car l’usager se croyant anonyme ne sera pas freiné dans son utilisation des plates-formes) et “ciblable” par les entreprises ayant acheté ces données à la plateforme. Si c’est gratuit, c’est vous le produit. Et tant pis pour la pertinence et la véracité des informations proposées.
Pour en revenir à cette soi-disant neutralité de la plateforme au profit de l’aspect mercantile (que l’on pourrait supposer affranchi de tout positionnement politique), elle reste discutable. En effet, tous les contenus, sur les réseaux sociaux, ne sont pas diffusés de façon égalitaire. L’objectif, nous l’avons dit, est de capter l’attention de l’usager. Pour cela, les plateformes déploient toute une panoplie d’outils et de techniques issus notamment des recherches en psychologie cognitive. Par exemple, ils s’appuient sur nos biais cognitifs, dont celui de confirmation. Avoir raison nous fait plaisir, et donc les algorithmes nous fournissent majoritairement des contenus confirmant ce que nous croyons ou savons déjà, cela s’appelle une “bulle de filtrage“. En théorie, l’information potentielle sur internet ne cesse de croître. Cela devrait permettre à un utilisateur d’accéder à de nombreux points de vue différents du sien. Mais en réalité les informations partagées par des millions (des milliards !) d’utilisateurs proviennent majoritairement de sources alignées sur l’idéologie ou les préférences de l’internaute et définies par les algorithmes utilisés par la plateforme.
Cela génère une “polarisation politique” des usagers. À savoir que les opinions modérées ont tendance à s’effacer pour laisser place à des opinions classées dans les extrêmes.
La démocratie, par le biais de la liberté d’opinion, de la liberté d’expression et de la participation citoyenne, s’appuie sur le partage de l’information ( ce n’est pas pour rien que le 1er amendement des États Unis cite, entre autre, la liberté de la presse comme élément intouchable). Le fait de manipuler l’information est un bras de levier puissant capable de profondément modifier, perturber, voire corrompre, les élans démocratiques.
Les récentes prises de position des grands patrons de réseaux sociaux les plus importants de la planète, ayant supprimé les dispositifs de régulation et de modération de leurs plateformes et affichant clairement leur soutien à l’actuel président des États-Unis, montrent bien à quel point les principes démocratiques peuvent être fragiles au sein des médias sociaux.
Les multiples opinions affichées par des influenceurs ne s’appuyant sur aucune statistique vérifiable, sont relayées par leurs fans et créent ainsi ce qui est appelé une “chambre d’écho”, à savoir un lieu dans lequel “les sources ne sont généralement pas remises en question et les points de vue opposés censurés ou sous-représentés.” Cass R. Sunstein
Les usagers ainsi circonscrits au sein de chambres d’échos médiatiques subissent un isolement intellectuel et informationnel, dont le contenu est adapté à leur vision du monde, les confortant ainsi dans leurs convictions et les empêchant de développer et d’entretenir un regard critique qui leur permettrait de questionner et donc de juger les informations qu’ils reçoivent.
À chacune des informations qui nous sont proposées, nous devrions poser les questions suivantes : Ce message est-il vrai , (quelle est sa source ?) – Est-ce un fait ou une opinion ? – Cette image ou cette vidéo est-elle authentique ? (à l’heure de l’IA, il est facile de faire prendre des vessies pour des lanternes) – Qui est l’auteur du message ? (Pas uniquement son nom mais son histoire, ses engagements, ses positionnements) – De quand date l’information ?
Mais il semble que le plus souvent, l’information “qui nous parle” est relayée automatiquement, sans prise de distance préalable.
Je me souviens que pendant le confinement un ami m’envoyait des liens vers des articles qui venaient questionner certaines décisions politiques, proposant des prises de position dont certaines venaient faire écho à mes ressentis et convictions. J’ai bondi de surprise lorsqu’en vérifiant l’origine de ces affirmations je suis tombé sur une personne militant pour des idées politiques que je juge nauséabondes. J’étais à ce moment là d’accord avec son propos, mais si je l’avais relayé, j’aurais fait la promotion d’un individu ne m’inspirant pour l’essentiel que du mépris.
Une enquête de Newsguard annonce qu’après une recherche sur Tik Tok sur un sujet d’actualité, 20% des informations diffusées par les résultats étaient fausses. Cette même enquête explique qu’avec un compte nouvellement créé, si un utilisateur montre un intérêt pour un sujet en particulier, en moins de 40mn en moyenne, l’algorithme allait lui proposer des vidéos contenant de fausses informations sur le sujet recherché. Retenons qu’en France la durée moyenne d’utilisation par jour est de 1h20mn. Source.
Dans la même idée, en utilisant la fonction recherche, 20% des vidéos proposées contenaient de fausses informations (étude portant sur les 20 premiers résultats de recherche). Source.
Je rappelle que 67% des adolescents français se rendent sur Tik Tok.
Heureusement, il y a des médias comme HugoDécrypte qui s’adapte au format TikTok, mais aussi Youtube, Instagram, pour proposer des vidéos sur l’actualité avec le public cible des 12-16 ans, en proposant un vrai travail journalistique. Mais on les remarque car justement ils sont rares.
Tout d’abord, j’ai tendance à penser que ni les réseaux sociaux ni les jeux vidéos ou autres supports addictifs ne sont généralement à l’origine des troubles mentaux chez les personnes chez qui ils sont constatés (sauf cas extrêmes). Un enfant qui grandit dans un environnement bienveillant et présent, accompagné dans ses découvertes d’une façon qui lui permette de prendre de la distance et de développer un esprit critique et de l’autonomie, sera moins sujet à devenir une victime des aspects nocifs de ces supports qu’un autre dont les carences éducatives et affectives peuvent induire un terrain favorable aux conduites addictives. Cela exprimé, que peut-on dire de l’impact des réseaux sociaux sur la santé mentale de l’individu ?
Quand on étudie cette question, le premier point communément abordé est la notion d’estime de soi.
Les réseaux sociaux présentent des images choisies exposant des versions filtrées et idéalisées de la vie de leurs auteurs, qui se mettent en scène grâce à leurs médias. L’usager a tendance alors à comparer la scène des auteurs avec ses coulisses à lui. Ce qui engendre un sentiment de dévalorisation car forcément, l’usager n’est pas assez beau, pas assez productif, pas assez heureux, pas assez bien accompagné, etc… Ce que l’usager voit sur son écran est un fragment idéalisé de la vie d’un autre, dont chaque image a été triée, pensée, retouchée afin de correspondre à cet idéal. L’usager peut alors être victime d’un “biais cognitif” (déviation de la pensée logique et rationnelle entraînant une perception faussée de la réalité) qui lui fait prendre ce fragment idéalisé comme la norme et sa propre réalité comme une version moindre en qualité et en valeur.
La façon de gérer ce problème est en fait assez simple à mettre en place sur le plan méthodologique, il s’agit de redonner une place plus importante à sa propre réalité. Donc :
1 Limiter le temps d’écran
2 Faire le tri dans ce que l’on regarde afin de limiter tout ce qui impacte ce système comparatif
3 Pratiquer la pleine conscience numérique en se demandant à chaque fois que l’on clique sur un sujet ou que l’on scrolle, l’intérêt et la raison pour laquelle le geste est effectué
4 Garder en tête que ce que l’on voit n’est pas la réalité
5 Effectuer des pauses numériques (s’éloigner des écrans) régulièrement et pour une durée conséquente.
Je ne développe pas ici une réflexion à propos des TDAH, cette maladie dont les origines au niveau de l’exploration médicale scientifique remonte à la fin du 19ème siècle mais dont l’étude avec cette terminologie est relativement récente (1994).
Je souligne tout de même qu’une étude parue en novembre 2025 concernant 8400 enfants accompagnés durant 4 ans affirme qu’il n’existe pas de lien entre l’usage des écrans et l’évolution de la maladie TDAH mais qu’il existe une corrélation entre les difficultés de l’attention et de la concentration et l’usage, non des écrans, mais des réseaux sociaux. Source en anglais.
Concernant la relation entre réseaux sociaux et concentration, il est à noter que pour Google, un des critères de bon référencement est le temps moyen qu’un lecteur passe à lire un article : à savoir environ 5mn (1.500 mots pour une vitesse de lecture moyenne de 300 mots par minute). On sait aussi que les supports écrits ont de moins en moins de succès et laissent de plus en plus la place aux vidéos, qui elles-mêmes subissent cette règle d’une attention minima pour être bien notées (les résultats de recherche de nos navigateurs proposent maintenant des “vidéos courtes”, la plupart du temps reliées aux réseaux sociaux tels Tik Tok ou Instagram, sachant que même You Tube s’est adapté maintenant à cette demande).
Alors si on ne se fie qu’à cette réalité, on peut déjà se dire que l’attention moyenne de l’humain, enfant, adolescent ou adulte, est considérée comme faiblarde par les médias numériques.
Si vous n’avez pas la ref que présente cette vidéo, je vous invite à regarder le film d’animation “Là-haut“, mais ceci n’a rien à voir avec le sujet (j’ai des problèmes de concentration).
On peut aussi se dire, tel Doug le chien dans cette vidéo dont la concentration est perturbée par le passage d’un écureuil, que nos téléphones et maintenant aussi nos PC sont prévus pour communiquer avec nous : vous avez reçu un mail, un sms, un nouveau message sur le groupe, il y a une nouvelle publication sur votre chaîne préférée, oh un écureuil ! Et qu’au-delà des troubles de la concentration, si on se coupait de toutes les notifications et sollicitations pour se créer une bulle de silence, nous retrouverions très probablement nos facultés de concentration intactes.
En 2004, année de création de facebook, la psychologue américaine Gloria Mark évalue la capacité d’attention des usagers d’un ordinateur à l’aide de logiciels et de chronomètres analysant le comportement des usagers à l’écran. Il ressort de cette étude que l’usager standard, en 2004, passe en moyenne 2 minutes et demie concentré sur une seule tâche, dans une seule fenêtre. En 2012, cette mesure chute à 1 minute 15 secondes. La donnée demeure stable depuis environ 2017-2018… à 47 secondes. Durant cette étude, la psychologue et son équipe se sont posés la question de l’influence du stress sur le comportement de l’usager. Ils ont donc placé des appareils mesurant la fréquence cardiaque sur leur sujet d’expérimentation. Il en ressort que plus les mesures liées au stress augmentent (fréquence cardiaque, rythme respiratoire), plus le comportement de l’usager montre des temps d’attention réduits dans ses fenêtres de travail. Elle conclue aussi que cela fonctionne dans les deux sens : se consacrer à une tâche unique génère moins de stress que se consacrer à du multitâche et que cela influence donc notre comportement. Source.
Étant donné que les réseaux sociaux (Tik Tok, Instagram, Facebook, même Youtube maintenant), font la part belle aux vidéos courtes et aux sollicitations multiples, ont peut en conclure que volontairement, leur système d’accroche de l’usager, à force d’habitude d’un usage quotidien, l’éduque à un comportement réduisant sa capacité d’attention.
Sans approfondir le sujet et sans référencer les affirmations suivantes à des sources précises, il est facile de trouver des informations à propos de l’influence des écrans sur la qualité du sommeil ; ou à propos des addictions développées par les réseaux sociaux, influençant les heures de sommeil en plus de sa qualité ; sur la façon dont les troubles du sommeil influent sur les capacités d’attention.
Sur le plan de la santé mentale en général, la corrélation entre des états psychiques pathologiques et l’utilisation du numérique est évidente, mais pas forcément la causalité. C’est ce qui ressort de l’analyse des tableaux ci-dessous.
Notons cependant que Meta vient d’être condamné (le 24 mars 2026) par un tribunal civil du Nouveau-mexique (aux États-Unis) pour mise en danger de mineurs lors de leur utilisation de la plateforme. Source.
Le numérique représente aujourd’hui 4 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde, c’est 50 % de plus que l’ensemble du secteur du transport aérien.
Une partie de l’impact du numérique sur l’environnement est due à la fabrication du matériel. L’autre est liée à l’utilisation de ces outils : les moteurs de recherche, le stockage de données en ligne, le visionnage de vidéos, etc. Par effet de ricochet, la navigation et la publication de contenus sur les réseaux sociaux polluent.
Les tableaux ci-dessous présentent une étude menée par Greenspector qui a analysé l’impact carbone provoqué par le défilement d’un fil d’actualité sur 10 réseaux sociaux différents, pendant 60 secondes, ainsi que la consommation d’énergie dans le même contexte.
L’application qui a le plus grand impact (négatif) est TikTok. Son empreinte carbone est de 2,63 gEqCO2/min. Elle est suivie de près par Reddit (2,48 gEqCO2/min) puis Pinterest (1,30 gEqCO2/min) et Instagram (1,05 gEqCO2/min). Snapchat, Facebook, LinkedIn, Twitter et Twitch se placent à la suite, avec moins de 1 gEqCO2/min chacun. Youtube clôture ce Top 10, avec 0,46 gEqCO2/min, soit 5 fois moins que TikTok.
Ce classement peut paraître étonnant : YouTube propose le visionnage de vidéos en ligne et a un des moteurs de recherches les plus utilisés au monde. La grande différence entre ce réseau et TikTok est que YouTube ne lance pas de vidéos automatiquement. Généralement, les internautes ne regardent que celles qui les intéressent. L’impact carbone est donc inférieur.
En termes de consommation d’énergie, les plus gros consommateurs sont Snapchat, Facebook et TikTok. Les moins gourmands sont Youtube, Instagram et LinkedIn. Le fil d’actualité TikTok consomme ici 1,8 fois plus d’énergie que celui de Youtube.


Un point intéressant concernant la relation entre les médias numériques et l’écologie repose non pas sur leur impact direct, même si ce dernier n’est pas à ignorer, mais sur la façon dont ils facilitent, ou pas, la conscientisation par la population de la réalité environnementale.
On pourrait penser que les réseaux sociaux encouragent évidemment des conduites énergivores par leur existence intrinsèque mais que par ailleurs ils peuvent participer favorablement à la sensibilisation des enjeux écologiques.
L’ONG américaine Center for countering digital hate (CCDH), spécialiste dans la lutte contre la désinformation en ligne, a publié en juillet 2025 une étude qui montre que les algorithmes des réseaux sociaux font exploser la désinformation pendant les événements climatiques extrêmes. Et ce, au détriment des informations vitales pour les populations concernées et du consensus sur l’origine humaine du changement climatique.
L’étude en question sous forme d’un document PDF en anglais.
En janvier 2025, Mark Zuckerberg a annoncé mettre fin à la vérification par des équipes de Fact-Chercheurs de la véracité des informations diffusées sur ses plateformes. (Source)
L’ONG américaine CCDH a affirmé que si la plupart de ses études portent sur des cas de fake news concernant des événements climatiques aux États-Unis, le même phénomène est observable en Europe.
Cet article du Monde explique comment le RN a choisi d’assumer l’abandon des actions écologiques dans le Pas-de-Calais. Le RN a été élu “Comme si les violentes intempéries qu’ils ont subies à l’hiver avaient renforcé leur colère contre « les écolos »“, relève Stéphane Foucart, journaliste au “Monde”. Source.
Le même phénomène s’est produit lors des inondations de l’automne 2024 à Valence en Espagne. Source.
La CCDH affirme qu’elle a relevé 300 publications virales et véhiculant de fausses informations sur différents réseaux sociaux (Facebook, X-Twitter, Instagram, Youtube) publiées lors de catastrophes comme les inondations au Texas début juillet, les mégafeux de Los Angeles en janvier ou les ouragans Milton et Hélène aux États-Unis en octobre 2024 . (Source : document PDF ci-dessus)
On peut observer qu’au delà de l’impact en pollution et en consommation énergétique, l’usage des réseaux sociaux non réglementés par leur propriétaire induit, entretient, favorise un positionnement climato-sceptique et inconscient des enjeux écologiques de nos comportements ou de ceux de nos élus dans notre quotidien local.
En suivant la même méthodologie que pour la partie “critiques des réseaux sociaux”, j’ai recherché sur internet “Avantages des réseaux sociaux”.
Cette partie va du coup être assez courte. Car on pourrait supposer que grâce aux réseaux sociaux, comme le dit l’argument le plus communément cité en faveur des médias numériques, il devient difficile de dissimuler les actions inhumaines d’organisations ou de gouvernements de par le monde ; on voit bien que l’Iran, la Russie, la Chine, la Corée du Nord, mais aussi l’Érythrée, le Soudan, la Somalie, en Afrique, pour ne citer qu’eux, sont en pleine capacité d’interdire tout accès à internet si besoin est, et peuvent même de façon drastique influencer la circulation de l’information dans leur pays et à l’extérieur. Les organisations para-militaires telles que Corpguard en France, Wagner que l’on ne cite plus, Dyncorp, Aegis, toutes suscitant au minimum des questionnements sur leurs implications dans différents secteurs géographiques, politiques, financiers, et sur les impacts géopolitiques de leurs actions, parviennent à conserver un contrôle très efficace des informations les concernant.
On a déjà vu que la somme d’informations présentes sur le Net n’est pas exploitée et diffusée efficacement par les réseaux sociaux. C’est même le contraire (voir “Des contenus pas si neutres que ça” dans cet article).
Au final, et en soulignant humblement que je ne suis pas un expert de la question et que j’ai juste passé une dizaine d’heures à effectuer des recherches sur ce sujet, l’avantage le plus évident concernant les réseaux, vous avez le mot en tête alors que je ne l’ai pas encore écrit, c’est…
L’argent bien sûr. Car quand on parle de réseaux sociaux, on parle des usagers comme des cibles et des entreprises comme des tireurs. On évoque marketing, profits, stratégies commerciales…
Que ce soit sur le plan politique, moral, mental ou écologique, les réseaux sociaux et l’usage que l’on en fait semblent nécessiter un devoir de conscience et une prise de recul indubitables.
À titre personnel, vous l’aurez compris si vous êtes arrivé(e) sur cette page en cliquant sur les liens du bas de page de mon site, je n’utilise que Signal comme messagerie, de la même manière que j’utilise Linux sur mon pc, parce que ce sont des outils collaboratifs, sécurisés, qui ne vendent ni ne partagent aucune donnée à qui que ce soit et parce que leur code est ouvert, vérifiable et améliorable par n’importe qui.
Le fait de m’affranchir de ces réseaux sociaux, y compris sur le plan professionnel, est une vraie satisfaction, que je considère même comme une plus-value.
Si vous avez des remarques à formuler, des précisions à apporter, des avis à partager, n’hésitez pas à me le faire savoir ici : Contact.