
La photo ci-dessus, prise en Nouvelle-Zélande, le présente clairement, j’aime la nature. Pendant longtemps j’ai placé la montagne au premier plan de ma relation avec elle, mais depuis quelques années, je découvre avec joie les environnements bucoliques campagnards et ceux plus sauvages et à peine plus exigeants, de la moyenne montagne.
Une autre de mes passions, c’est la pratique des Arts martiaux. Pour des raisons de ‘rêve de petit garçon” mais de façon plus concrète, pour les ressources que ma pratique m’apporte au quotidien en terme de croyances, de développement de vertus, d’alignement, de gestion des stress et des émotions, de gestion de ma santé, etc…
La pratique de la montagne et de façon plus générale de la randonnée et celle des arts martiaux ont (au moins) un élément en commun : ils exigent un corps à peu près en forme.
Cela signifie que pour profiter de tous les bénéfices que ces deux pratiques peuvent m’apporter, j’ai besoin que mon corps et mon esprit s’accordent sur leur capacité à gérer un effort dont la récompense sera proportionnelle à son intensité.
Si je compte sur la pratique de l’un et de l’autre pour m’apporter les ressources qu’elles exigent , j’ai l’impression de me trouver dans une situation improbable, voire impossible, digne de l’escalier de penrose.
D’autant que je me dirige vers ma soixantième année et que cette logique de “c’est bon j’y vais le corps suivra” est de moins en moins fiable, de plus en plus dangereuse. Et que pour chaque blessure, chaque moment perdu, à devoir récupérer d’un coup de fatigue ou d’un effort trop soutenu, le mental est tiré vers le bas et la projection vers l’effort suivant est moins facile.
Je n’ai donc qu’une seule option pour pouvoir profiter de ces passions, qui sont devenues des chemins de vie : entretenir mon corps et mon esprit dans le rapport à l’effort ; développer leurs compétences et les diversifier afin que je puisse continuer à vivre de chouettes moments, que ce soit dans ma salle avec mes élèves, mon professeur, mes frères et sœurs d’arme, ou dans la nature, par tous les temps, à n’importe quelle heure, seul ou en compagnie, avec toujours cette si agréable sensation que je suis un privilégié dont les privilèges ont été acquis à force de travail et n’ont rien à voir avec des biens matériels mais concernent mes plus grandes richesses : le corps qui m’a été fourni et l’âme qui le conduit.
Ma réponse est simple : comme on fait son lit, on se couche.
Mon travail de condition physique est au même plan que le brossage de dents, la toilette, l’alimentation ou le sommeil : indispensable, hygiénique, source de santé et d’équilibre.
Le mieux est une pratique quotidienne, car entre 30mn chaque jour ou 1h30 par semaine, les différences de bienfaits sont évidentes. Inutile de tergiverser, je connais le meilleur choix et vous aussi.
La santé physique et mentale n’appartiennent pas à des compléments alimentaires, à un médecin qui vous facture 25€ chaque fois qu’il vous parle 7mn ou même à un professeur bienveillant à qui l’on prend des cours plusieurs fois par semaine.
Non. Ce n’est que depuis que je me suis approprié ma démarche, que j’ai organisé mon temps de façon à ce que mon travail n’empiète pas sur mes rendez-vous avec moi-même, que je retire les plus grands bénéfices de mes efforts en condition physique et que je peux me livrer à mes passions avec joie et entrain.
Au-delà de ces pratiques passionnées, ma vie de tous les jours se trouve mentalement et physiquement nourrie par mon engagement physique ; il génère de la confiance, de la droiture, de l’équilibre, une meilleure gestion des émotions et des stress.
J’ai bientôt 60 ans, je ne suis à l’abri ni des blessures ni des maladies, la médecine allopathique et les thérapeutiques énergétiques sont chacunes présentes dans ma vie. Mais une chose est certaine : mon cheminement au sein de la condition physique et des arts martiaux préserve mon autonomie physique et mentale et me permet de conserver la main sur ma démarche de santé et sur les choix qu’elle implique parfois.
En fait je me sens plus vivant avec que sans.