
Comme je l’annonce sur la page qui vous a conduit ici, mon actualité, dans la Zone du dehors, c’est aussi mes coups de gueule, mes engagements, mes colères, mes amours, mes (in)-tolérances.
Libre à vous de ranger cet article et ce clip dans la catégorie de votre choix (ou dans toutes !).
Je ne fais pas de politique, fut un temps peut-être me semblait-il y discerner du sens, plus aujourd’hui.
Je ne milite pour aucun parti, bien que certaines idées me débectent plus que d’autres.
Car aujourd’hui, j’ai l’impression, comme beaucoup d’autres, que la politique nationale n’est pas ce qui nous rassemble, mais ce qui nous divise.
Et donc, pourquoi “Mort aux cons” ?
Cette expression semble découverte au départ sur une des jeeps de la division du Général Leclerc après le débarquement de Normandie. On peut supposer qu’elle était destinée aux nazis que la division croisait sur sa route. Le Général Leclerc aurait commenté le tag en demandant à son ordonnance de l’effacer car la division n’aurait probablement pas assez de munitions pour ce faire. On prête au Général de Gaulle, à qui l’anecdote avait été narrée, ce court commentaire : “Vaste programme”. C’est ainsi qu’au fil du temps cette expression fut utilisée : “Mort aux cons, vaste programme.”
Les adeptes d’Audiard relient forcément ce “gros mot” aux personnages de ses films, dont le célèbre “Tonton Flingueur” : “Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît”, “Je ne parle pas aux cons, ça les instruit”, “Le jour où l’on mettra les cons en orbite, t’as pas fini de tourner”, “J’ai divisé la société en deux catégories : mes amis ou mes cons à moi et les cons des autres que je ne supporte pas”, “Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche”,
Mort aux cons, mort aux vaches ?
Bien souvent, ce “Mort aux cons” est associé à une autre célèbre expression, le fameux “Mort aux vaches”.
Plusieurs origines sont prêtées à cette expression : un lien est établi avec les étendards d’Henri IV sur lesquels figuraient des vaches lors du siège de Paris en 1590 ; lors de la guerre franco-allemande en 1870, les guérites allemandes affichaient le mot “Wache” sur leur fronton (sentinelle en allemand) ; on retrouve l’expression utilisée durant les deux grandes guerres 14-18 et 39-45, par les mouvements de la résistance française.
Lors des manifestations de Mai 1968, et de façon plus générale durant le dernier tiers du 20ème siècle, ce “mort aux vaches” était destiné aux forces de l’ordre dans leur ensemble.
Revenons à Tagada Jones
Cette chanson du groupe Tagada Jones, dévouée à la critique des “chemises brunes” (cela me ramène à Matin Brun, ce merveilleux petit ouvrage – lien ici vers le PDF – tellement d’actualité), du fascisme, de façon plus ciblée à l’idéologie d’extrême droite et à l’ex Front National, génère en moi un lien entre ces deux expressions.
Et même si citer le Général de Gaulle, dans un élan positif, est quelque chose dont je ne me serai pas senti capable il y a quelques années, c’est aujourd’hui chose faite : Mort aux cons, vaste programme !
La chanson et le clip
Sous des aspects musicaux très rocks et très provocants, le fond est … très rock et provocant. Mais ça me parle, oh combien !