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Les bienfaits de la Condition Physique

 

Le corps est l’intermédiaire entre l’intérieur et l’extérieur, entre Soi et l’Autre. Il reçoit et transmet. Il perçoit, il enregistre, il stocke l’expérience de vie. Il figure l’héritage des générations nous  ayant précédées. Il est le trait d’union entre vie et mort. Enfin en tant qu’intermédiaire, il est médiateur : neutre, objectif, impartial.

Ce qu’il vit, ce qu’il dit, ce qu’il peut et ce qu’il ne peut pas, tout ceci a un sens qu’il nous appartient de rechercher en allant à sa rencontre.

Aller à sa rencontre, le considérer comme son meilleur ami, à la fois proche et à la fois différent de “Soi”, chercher à le comprendre, à le soutenir, à le renforcer, à le relâcher, c’est garantir une relation capable de faire face aux difficultés de la vie. C’est pouvoir compter sur lui quand on en a besoin. C’est partager les moments de rires, de pleurs, de joies et de doutes. C’est s’installer dans une confiance tranquille, paisible.

Le corps change, grandit, évolue, se transforme. Mais quelle que soit sa forme, ses forces, ses faiblesses, ses traumas, il fait toujours de son mieux pour s’organiser et nous permettre de continuer notre chemin. Quelle que soit notre réalité de vie, le corps est notre meilleur allié et comme toutes les amitiés, la relation à notre corps demande à être entretenue.

Alors concrètement ?

Mobiliser les fonctions motrices du corps

Le premier rôle du corps : le transport. Il est notre véhicule. Alors le premier avantage de la condition physique, c’est améliorer les fonctions motrices du corps en les stimulant.

  • La coordination motrice : c’est la capacité à effectuer des gestes précis en mobilisant des chaînes musculaires différentes, agissant de façon indépendante et coordonnée.
  • La mobilité : c’est la capacité à engager une articulation dans une amplitude de mouvement maximale. Si la mobilité s’inscrit dans les fonctions articulaires, elle mobilise de façon égale la force et la souplesse.
  • L’explosivité : c’est la capacité à dégager une puissance musculaire importante sur un instant (bondir, jeter quelque chose de lourd…)
  • L’endurance : c’est la capacité à réaliser un effort de faible intensité sur une longue période de temps.
  • La résistance : c’est la capacité à engager un effort d’intensité modérée sur une période de temps modérée.
  • L’alignement : c’est la capacité à aligner son corps lors d’un effort, de façon à faciliter l’usage de l’unité corporelle et à en respecter les contraintes mécaniques, musculaires et osseuses.
  • La souplesse : c’est la capacité à engager les systèmes musculaire, articulaire, tendino-ligamentaire de la façon la plus ample possible, de façon dynamique ou statique.
  • L’équilibre : ici considéré dans sa dimension statique, c’est la capacité à se placer dans un état de repos favorisé par l’équilibre des forces et des poids qui s’opposent et se complètent, afin de maîtriser une position (se tenir debout !)
  • La stabilité : c’est la même définition que ci-dessus mais dans une dimension dyamique (marcher pas à pas sur le bord d’un muret).
  • Renforcer et assouplir les tendons et les ligaments : les tendons relient l’os au muscle, les ligaments relient les os aux os. Ils maintiennent la stabilité de nos articulations et préservent os et muscles grâce à leurs capacités d’absorption des chocs et à leurs souplesses.

Renforcer les chaînes musculaires

Ce qui nous tient debout, contrairement à la posture que la plupart des personnes prennent lorsqu’elles sont en position d’attente et debout (genou et hanche verrouillés et alignés l’un au-dessus de l’autre, tout le poids du corps reposant sur le squelette), ce sont les muscles. En position debout, l suffit de déverrouiller les genoux et de répartir le poids du corps équitablement sur les deux jambes pour se rendre compte de la façon dont les muscles des cuisses sont mis à contribution.

  • Endurcir : c’est la capacité des muscles et des os à supporter des chocs.
  • Relâcher : c’est la capacité des muscles à se relâcher complètement (un muscle ne se contracte jamais aussi bien que lorsqu’il a été complètement relâché, ne se relâche jamais aussi bien que lorsqu’il a été contracté).
  • Renforcer : augmenter la capacité de travail et la puissance musculaire.
  • Assouplir : augmenter la capacité d’étirement du muscle.
  • Aligner et coordonner : favoriser l’association des chaînes musculaires les unes aux autres afin d’optimiser la réalisation d’un mouvement.

Améliorer les fonctions organiques

Le principe de la santé, c’est un corps qui fonctionne bien. Quand il dysfonctionne, c’est moins confortable.  Que sont les fonctions organiques ?

  • Digestion : la digestion est évidemment favorisée par notre façon de nous alimenter, mais aussi, bien que de façon moindre, par l’activité physique.
  • Le sommeil : l’activité physique influence les rythmes circadiens, la température corporelle, le rythme cardiaque et le système nerveux central, la gestion de l’anxiété et de la charge mentale.
  • Le Transit : à différencier de la digestion, il est fortement influencé par la respiration, la stimulation de la ceinture abdominale, l’activité physique, le mouvement. Le transit est en soi un mouvement.
  • La circulation du sang : attention je vais dire un gros mot. La sédentarité est la cause la plus souvent mise en évidence pour expliquer les pathologies liées à la circulation veineuse. Évidemment, l’inverse est vrai. Une activité physique régulière pratiquée en respiration consciente favorise une bonne circulation du sang et des liquides organiques (sueur, urine, sinovie, liquide céphalo-rachidien, …)
  • Récupération : un muscle entraîné récupère et régénère mieux et plus rapidement qu’un muscle qui ne l’est pas.

Gagner en confiance

  • Mieux gérer ses émotions et gagner en lucidité : selon l’énergétique chinoise, les émotions appartiennent au corps. Améliorer les fonctions organiques et les différents aspects décrits ci-dessus, c’est donc favoriser une meilleure gestion émotionnelle et ainsi mettre en place un cercle vertueux lié à notre condition physique. De plus, bien connaître son corps, c’est favoriser une perception juste de ses expressions et ainsi mieux l’accompagner. Là encore on rentre dans un cercle vertueux.

Favoriser son autonomie

  • Physique : de façon évidente, le corps est aussi l’intermédiaire entre nos “en-vies” et leurs réalisations. il est l’incarnation des valeurs et des vertus que nous cherchons à développer (comme de nos difficultés et de nos déséquilibres).  L’autonomie physique c’est la capacité à nous déplacer, à profiter de la nature, à nous sentir physiquement libres.
  • Mentale : l’influence de l’activité physique sur l’estime de soi est facile à documenter. Quand elle est régulière, l’activité physique favorise la joie de vivre, la confiance, la réalisation, la créativité…
  • Émotionnelle : on l’a vu ci-dessus. Le corps et les émotions fonctionnent ensemble (la peur nous paralyse, l’anxiété nous crée des brûlures d’estomac, les responsabilités nous pèsent sur le dos et les épaules, le rire nous détend, …) Mieux le corps fonctionne, mieux les émotions et leurs impacts physiques sont gérés.

Conclusion

Si le corps est considéré comme un médiateur, autant lui permettre d’être le plus efficace possible, car on compte sur lui pour transmettre des informations justes qui ne soient pas envahies et compromises par des dysfonctionnements altérant, compromettant la justesse de nos réactions et de nos adaptations. Je ne parle pas ici de la recherche d’un absolu mais d’un cheminement.

Mais au-delà de cette vision philosophique, le simple fait de vouloir se livrer à une activité demandant des compétences physiques particulières (Arts martiaux, randonnée, spéléologie, botanique, voile, …) impose un entraînement adapté qui favorise la liberté de se consacrer à notre gré à ce qui nous fait du bien.